Prévention et gestion des biodéchets pour renforcer la résilience climatique à Nuwara Eliya
Nombre de bénéficiaires : 23 000 personnes
Durée du projet : 2026 – 2031 / 5 ans
Lieu : District de Nuwara Eliya, Province du Centre, Sri Lanka
Partenaire local
PALM Foundation est une association sri lankaise qui met en œuvre depuis plus de 25 ans des programmes holistiques de développement pour les populations des plantations de thé du centre du pays ainsi que des villages voisins et reculés. Afin de développer l’autonomisation et de renforcer les capacités des communautés, les projets de PALM Foundation sont mis en œuvre via une approche participative et grâce à la création d’organisations communautaires. PALM Foundation intervient sur des domaines variés tels que :
- La mobilisation sociale et le développement de la représentation et de la participation des femmes.
- Le développement d’infrastructures, l’accès à l’eau et à l’assainissement
- La protection de l’enfance
- La gestion des ressources naturelles et le développement de l’agriculture biologique
- La promotion de la santé et de la nutrition
- La micro finance
- L’éducation des populations à différentes thématiques : les problématiques de genre et l’égalité des sexes, les droits civiques, la santé et bien-être des personnes âgées, les dangers de l’alcool et autres sensibilisations.

Le contexte
Les déchets biodégradables représentent un défi majeur au Sri Lanka, puisqu’ils constituent environ les deux tiers de l’ensemble des déchets municipaux. À Nuwara Eliya, comme ailleurs dans le pays, la plupart de ces biodéchets ne sont ni triés à la source ni séparés des autres types de déchets une fois arrivés en décharge. Cette situation rend impossible une gestion adéquate des déchets et entraîne d’importantes émissions de méthane, une pollution environnementale désastreuse ainsi que divers problèmes socio-économiques. De nombreux facteurs expliquent cette situation alarmante : manque de sensibilisation du public, insuffisance d’équipements et d’infrastructures, pénurie de fonds publics due à des priorités concurrentes, inaccessibilité de certaines zones urbaines pour les camions de collecte (absence totale de collecte dans les zones rurales du district), manque de coordination entre les principaux acteurs, etc. Ces problèmes s’inscrivent dans un contexte plus large de vulnérabilité et d’instabilité propre aux pays en développement. Aussi, la question des déchets, bien qu’extrêmement urgente, est souvent reléguée au second plan par les décideurs.
À Nuwara Eliya, un autre aspect du problème réside dans les disparités entre la municipalité urbaine et les communautés rurales environnantes ; ces dernières ne bénéficient pas des mêmes services publics et nécessitent des solutions spécifiques, adaptées au niveau local. Le district de Nuwara Eliya est caractérisé par ses célèbres plantations de thé en zone montagneuse, où des entreprises privées exercent une domination sur les communautés agricoles vulnérables qui y vivent et y travaillent. Ce contexte délicat ajoute une couche de complexité supplémentaire au problème global de la gestion des déchets.
La mission
Le projet s’attaque directement à l’ODD 13 et fait de l’atténuation du changement climatique l’un de ses principaux objectifs. En effet, les biodéchets mal gérés en décharge sont une source majeure d’émissions de méthane. Les pertes et le gaspillage alimentaires représentent 8 à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Réduire les biodéchets et améliorer leur gestion grâce au tri à la source et au compostage contribue donc directement à l’atténuation du changement climatique, d’autant plus si l’on prend en compte le renforcement de la séquestration du carbone dans les sols enrichis en compost. Par ailleurs, le projet contribuant à améliorer la gestion globale des déchets en milieu rural, les émissions de GES liées aux autres types de déchets — à commencer par les plastiques — seront également réduites. Plus largement, le projet aidera à réduire d’autres formes de pollution environnementale liées aux déchets qui nuisent à la biodiversité ainsi qu’aux conditions de vie des communautés locales.
Les activités
Dans l’ensemble, le projet vise à réduire la production de déchets biodégradables et à améliorer la gestion des biodéchets grâce à une approche communautaire. Il veillera à ce que les communautés ciblées finissent par trier et composter leurs biodéchets (ainsi que d’autres types de déchets) en menant des activités de sensibilisation, en proposant des formations adaptées et en fournissant des équipements adéquats pour le tri et la gestion des déchets.
Le projet s’appuiera sur des agents de mobilisation communautaire, autonomisés et soutenus par l’équipe du projet. Ces actions seront menées tant dans les zones urbaines que rurales du district, en étroite collaboration avec les administrations publiques et d’autres parties prenantes clés, telles que les gestionnaires de plantations.
Une capitalisation approfondie et la diffusion des bonnes pratiques garantiront la pérennité des réalisations du projet et leur utilité pour d’autres communautés dans le reste du pays.
Le projet comprendra également un site expérimental de compostage centralisé et ciblera par ailleurs les visiteurs de Nuwara Eliya, considérés comme contribuant de manière significative à la production de déchets et aux dépôts sauvages.
Les bénéficiaires
En zone urbaine, le projet vise à toucher directement jusqu’à 5 000 foyers (soit environ 20 000 personnes), ce qui représente la moitié de la population urbaine de Nuwara Eliya, la priorité étant accordée aux personnes les plus vulnérables.
En zone rurale, les bénéficiaires sont essentiellement des travailleurs des plantations de thé et des maraîchers. Le projet cible 6 communautés comptant en moyenne 150 foyers chacune, soit un total d’environ 3 600 personnes. Les services municipaux et de district qui bénéficieront de formations dans le cadre du projet, sont également des bénéficiaires directs.
Le projet vise donc directement 23 600 personnes vulnérables.
