Le handicap à l’autre bout du monde

PADEM organise une table ronde internationale sur le handicap et l’inclusion

Dudelange, le mardi 19 mai (18h30–21h) — PADEM réunit trois de ses partenaires internationaux pour une soirée exceptionnelle dédiée au handicap, à l’inclusion et à la solidarité internationale. Chacun présentera son pays, ses défis, ses avancées — et surtout la manière dont l’inclusion se construit au quotidien.

Evènement gratuit, en français et ouvert à toutes et tous, cette rencontre se veut engagée, immersive et accessible. Elle s’adresse à toute personne intéressée par les questions de handicap, de participation citoyenne et de coopération internationale.

La soirée débutera par une présentation des trois pays et de leurs contextes respectifs, assurée par chacun de nos partenaires. Elle se poursuivra ensuite sous forme de table ronde : chaque partenaire pourra accueillir le public pour échanger et discuter. Ce format, volontairement innovant, privilégie l’échange interculturel et la rencontre directe entre intervenants et participants.

La rencontre se clôturera par un cocktail convivial et une vente solidaire pour poursuivre les échanges de manière informelle.

Informations pratiques

Date : mardi 19 mai

Horaire : 18h30–21h

Événement : gratuit, en français, ouvert à toutes et tous

Lieu : Hall polyvalent de Dudelange, 8 route de Bettembourg, L-3429 Dudelange (Lieu accessible PMR)

Inscriptions : Inscriptions obligatoires par ce lien, ou via le QR code

Trois pays, trois contextes, une même ambition : l’inclusion

À travers les regards croisés de trois pays — le Sénégal, l’Afghanistan et Madagascar — cette table ronde mettra en lumière des réalités différentes mais des enjeux communs : accès aux droits, participation à la vie sociale et économique, éducation inclusive, emploi, mobilité, et lutte contre les discriminations. La soirée mettra ainsi l’accent sur l’échange interculturel, pour croiser les regards et partager des solutions concrètes.

Sénégal : dans un contexte de développement urbain et territorial contrasté, les initiatives locales et associatives jouent un rôle clé pour améliorer l’accès aux services, la scolarisation et l’insertion socio-professionnelle des personnes en situation de handicap, tout en travaillant à faire évoluer les représentations.

Les perceptions du handicap restent hétérogènes : en plus d’approches de plus en plus fondées sur les droits, des croyances et stéréotypes persistent (handicap parfois associé à une malédiction, à des forces occultes ou à une forme de “châtiment”), ce qui peut alimenter stigmatisation et mise à l’écart.

Sur le plan institutionnel, le pays s’est doté d’un cadre visant l’inclusion avec la Loi d’orientation sociale de 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées, qui prévoit notamment une “carte d’égalité des chances” et des dispositions pour l’accès à l’éducation, aux soins, au transport et à l’emploi. Dans la pratique, de nombreuses organisations soulignent toutefois un écart entre le cadre et la réalité, notamment concernant l’accessibilité des infrastructures et l’insertion professionnelle.

Venez rencontrer l’ONG JED : Jeunesse et Développement (JED) est une ONG de développement sénégalaise, créée en 1936. Sa mission est de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des populations, en préparant notamment les jeunes à leur rôle de citoyens actifs et responsables en synergie avec les Éclaireuses et Éclaireurs du Sénégal.

Afghanistan : marqué par des crises prolongées, le pays fait face à de forts besoins humanitaires et à des difficultés d’accès aux services essentiels. En Afghanistan, le handicap est fréquemment vécu dans un contexte de forte stigmatisation sociale (associations au malheur, à la honte ou à une punition divine, selon les milieux), pouvant entraîner isolement, exclusion et détresse psychologique. Les discriminations touchent particulièrement les femmes et les filles handicapées, confrontées à des formes croisées de vulnérabilité (genre, pauvreté, sécurité, accès aux services).

Sur le plan des droits, l’Afghanistan a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD) en 2012 et a adopté une loi nationale en 2013 sur les droits et privilèges des personnes handicapées. Plusieurs rapports indiquent cependant que l’application reste limitée : accès difficile à l’éducation, à l’emploi, à la santé, manque d’aménagements raisonnables, obstacles de mobilité et insuffisance de services spécialisés.

Venez rencontrer l’association AFGHAAD (Afghanistan Aujourd’hui et Demain) : Cette association soutient des projets de développement économique à l’échelle de familles et de villages. Défend l’idée que chacun doit pouvoir vivre et prospérer sur la terre qui l’a vu naître ou celle qu’il s’est choisi. Conjugue soutien financier et formation dans un souci d’efficacité. Travaille dans un esprit de solidarité respectueux de la culture et de l’histoire des territoires d’Afghanistan et de leur population.

Madagascar : confronté à de fortes inégalités d’accès aux services (santé, éducation, emploi) et à des défis économiques et territoriaux, le pays voit émerger des dynamiques communautaires et des partenariats qui soutiennent l’autonomisation et la participation des personnes en situation de handicap.

À Madagascar, des représentations traditionnelles peuvent encore associer le handicap à une malédiction ou à des causes spirituelles, ce qui favorise la stigmatisation et parfois l’exclusion (notamment chez les enfants). Les conséquences sont visibles sur l’accès à l’école, aux soins et à la participation sociale.

Côté politiques publiques, Madagascar dispose d’un cadre légal (notamment la loi n°97-044 sur les droits des personnes handicapées) et de mesures/orientations en faveur de l’éducation inclusive (par exemple, le décret 2009-1147). Des initiatives récentes, appuyées par des acteurs comme l’UNICEF, mettent aussi l’accent sur des politiques d’inclusion et sur la prise en compte des besoins spécifiques des enfants handicapés. Comme ailleurs, l’enjeu principal reste la mise en œuvre effective et la réduction des barrières (accessibilité, information, ressources, pratiques discriminatoires).

Venez rencontrer les associations CADRI, Hardi et Ikoriantsoa :

Le Centre d’Appui au Développement Rural Intégré d’Ambohinaorina (CADRI) est une association à but non lucratif, créée en 2004, œuvrant sur la participation active au développement socio-économique de la Commune d’Anosiala en utilisant une nouvelle méthode inclusive et intégrante, et en s’adressant aux catégories de populations les plus vulnérables.

 

HARDI MADAGASCAR est une ONG de droit malgache dont la mission est l’intégration économique et sociale des enfants et jeunes issus de familles vulnérables. Elle intervient auprès des jeunes enfants à travers la préscolarisation, auprès des adolescents pour le maintien à l’école et l’orientation professionnelle et, auprès des plus âgés pour l’emploi et l’auto-emploi.

 

L’association Ikoriantsoa est née en 2016. Elle œuvre dans la région de Vakinankaratra dans le domaine de la protection de l’enfance. Elle vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux des enfants défavorisés dans la commune d’Antsirabe, à soutenir leur développement physique, psychologique, affectif, intellectuel et social afin de préserver leur santé, sécurité, moralité et surtout leur éducation.

Les partenaires partageront leurs expériences, leurs progrès, mais aussi les obstacles rencontrés, afin de nourrir un dialogue concret et inspirant.

Avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, de la Défense, de la Coopération et du Commerce extérieur. Les opinions représentées dans la présente publication n’engagent que les auteurs