Protéger et renforcer les droits des enfants par l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement dans les écoles du comté de Homa Bay, au Kenya

État : En cours de financement | Nombre de bénéficiaires : 6 500 personnes dont 516 enfants et 26 enseignants

Durée du projet : 1 an

Lieu : Kokoth Kateng location, Karachuonyo North Constituency, Homa Bay County, Kenya

Partenaire local

ANPPCAN : African Network for the Prevention and Protection against Child Abuse and Neglect

ANPPCAN est une organisation panafricaine de défense des droits de l’enfant enregistrée au Kenya en tant qu’organisation non gouvernementale No. OP.218/051/9264/61, en vertu de l’article 10 de la Loi sur la coordination des organisations non gouvernementales.  L’ANPPCAN a été fondée en 1986 à Enugu, au Nigéria, lors de la première Conférence africaine sur la maltraitance et la négligence envers les enfants. Elle a un statut d’observateur auprès de l’Union africaine et un statut similaire avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. L’accent est mis sur la prévention des pires formes de travail des enfants et la réhabilitation des droits des enfants.

ANPPCAN a déjà mené avec succès un projet Eau et Assainissement avec PADEM, et ce projet ici présent en est la continuité. Ce précédent projet était localisé à Kokidi, quartier de la circonscription de Karachuonyo, Homa Bay County, Kenya, et visait l’école primaire Otaro et l’école secondaire Mixte Otaro (les deux situées dans la circonscription de Karachuonyo) et les communautés voisines. L’évaluation finale de ce projet rapporte que : « Le projet mené par ANPPCAN s’est dans l’ensemble très bien déroulé : les objectifs ont pu être atteints dans le temps et dans le budget prévu. L’intérêt qu’il a suscité est un élément très positif pour en assurer la pérennité ».

Contexte

Les enfants du Kenya (0-18 ans) représentent plus de la moitié de la population totale de 38 millions d’habitants (recensement national du Kenya, 2009), et 20 % de la population a moins de 5 ans. Les enfants sont parmi les membres les plus marginalisés et les plus vulnérables de la société kenyane, et donc, leurs droits, en particulier à la santé et l’éducation, doivent être sauvegardés et protégés.

Aujourd’hui, l’accès à l’eau salubre et à un assainissement adéquat continue d’être une menace pour la santé humaine au Kenya. En 2003, on estimait que 1,6 million de décès étaient attribuables à l’eau et à l’assainissement insalubres, y compris le manque d’hygiène, et 90 % de ce fardeau est concentré sur les enfants de moins de cinq ans. L’élargissement de l’accès à l’eau salubre, à l’hygiène et aux installations sanitaires est essentiel pour réduire les maladies liées à l’eau et pour améliorer le bien-être d’une grande partie de la population mondiale. C’est aussi un apport essentiel au développement économique et à la réduction de la pauvreté.

Les infrastructures scolaires sont un obstacle majeur à l’amélioration de l’accès à l’enseignement primaire dans le pays. L’introduction de l’enseignement primaire gratuit (EPF) en 2003 de l’enseignement secondaire en 2007 a résulté d’une augmentation rapide de la population scolaire, ce qui exerce une forte pression sur l’eau et l’assainissement inadéquats déjà existants en infrastructure scolaires.

Au Kenya, seulement un tiers des écoles disposent de sources d’eau salubre dans leurs complexes et de latrines adaptées aux enfants. Bien que la plupart des écoles aient des latrines séparées et sexo-spécifiques, la majorité d’entre elles ne répondent pas aux ratios des normes sanitaires pour les garçons ou les filles (le ratio des latrines recommandé est de 25:1 (filles) et 30:1 (garçons)). Les maladies se propagent rapidement dans les espaces exigus avec une ventilation limitée, où les installations de lavage des mains ou de savon ne sont pas disponibles, et où les toilettes sont en mauvais état. Trop souvent, les écoles sont des endroits où les enfants tombent malades.

La mission / Les activités

Objectif général : Améliorer les conditions de vie, en particulier la santé et l’éducation des enfants dans les écoles ciblées et communautés vivant dans le comté de Homa Bay, au Kenya.

Objectif spécifique : Observer et promouvoir les droits des enfants à l’éducation et à la santé, grâce à un meilleur accès aux services d’eau et d’assainissement à l’école, ainsi qu’à l’éducation à l’hygiène dans le comté de Homa Bay, au Kenya.

  • Construction de forages à pompe solaire, de réservoirs d’eau et de points d’approvisionnement en eau salubre
  • Construction de latrines et de postes de lavage des mains
  • Mise en place de comités WASH pour assurer la durabilité des installations. Vente de l’eau par ces comités pour assurer la maintenance des réservoirs et des latrines et la fourniture de produits d’hygiène dans les écoles
  • Sensibilisation de la communauté et des enfants à l’hygiène et à la santé

Les bénéficiaires

Le projet bénéficiera directement à environ 6 542 personnes :

  • Enfants : Les premiers bénéficiaires directs de ce projet sont les enfants des deux écoles ciblées, qui bénéficieront de la construction et de la rénovation des installations sanitaires, ainsi que des programmes de formation et de sensibilisation. Dans l’école primaire, il y a 346 enfants (157 garçons et 189 filles) âgés de 5 à 14 ans qui suivent des cours. Dans l’école secondaire, il y a 170 enfants (82 garçons et 88 filles), âgés de 15 à 19 ans.
  • Communauté : Les parents et les membres des communautés voisines bénéficieront de l’eau salubre vendue par les comités WASH et seront directement intégrés dans les activités de prévention et de sensibilisation. Les parents sont déjà impliqués dans le projet, car ils ont été consultés au cours de la phase de programmation du projet pour chercher des moyens d’apporter de l’eau près des enfants. Les parents seront également impliqués dans la réhabilitation et la rénovation des latrines et des toilettes et les efforts amélioreront les besoins de santé et d’éducation de leurs enfants. Nous pouvons estimer le nombre de parents et de membres de la communauté bénéficiant du projet à quelques 6 000 personnes.
  • Enseignants et employés des écoles : Les enseignants et les travailleurs des deux écoles bénéficieront également directement des activités de ce projet. Ils seront les principaux acteurs du changement vers un meilleur respect des droits de l’enfant dans les écoles. Il y a 9 enseignants, (3 femmes et 6 hommes) qui travaillent dans l’école primaire, et 13 enseignants, (5 femmes 9 enseignants et 8 hommes), dans l’école secondaire. Chaque école a également un directeur d’école et un directeur adjoint. Nous pouvons également compter sur un personnel de soutien qui aide à l’école primaire, et 3 dans l’école secondaire. Il y aura alors 26 enseignants et travailleurs bénéficiant directement du projet.