Appui à l’autonomisation des femmes

Appui à l’autonomisation des femmes

État : En cours | Nombre de bénéficiaires : 15 800 personnes

Durée du projet : 2016-2017

Lieu : Tivaouane, région de Thiès, Sénégal

Partenaire local

Jeunesse et Développement (JED) / Eclaireurs et Eclaireuses du Sénégal (EEDS) est une ONG de développement créée en 1936, et implantée dans toutes les régions du Sénégal, s’inspirant des valeurs scoutes, au service des jeunes et de la communauté.
Sa mission est de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des populations, principalement dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’insertion socioéconomique et de l’environnement, en préparant notamment les jeunes à leur rôle de citoyens actifs et responsables en synergie avec les Éclaireuses et Éclaireurs du Sénégal.
Ses domaines d’intervention sont les suivants :

  • l’éducation des jeunes,
  • la santé,
  • la participation citoyenne,
  • le cadre de vie des groupes vulnérables,
  • la protection de l’environnement,
  • l’hygiène, l’eau et l’assainissement,
  • la formation et le microcrédit.

La problématique

Avec une croissance démographique annuelle élevée (2,6 %) et un nombre moyen d’enfants par femme de 5,3 en 2013, la maîtrise de la croissance démographique reste un enjeu majeur pour le pays.
Avec un indice de développement humain de 0,485 en 2013 (soit en deçà de celui de l’Afrique subsaharienne, établi à 0,502), le pays se classe 163e sur 187.
L’incidence de la pauvreté en milieu rural est estimée à 57,3 %, bien au-dessus de la moyenne nationale. Les zones rurales manquent en effet d’infrastructures administratives, sanitaires et culturelles, et les opportunités en termes d’emplois et d’amélioration des revenus économiques des ménages font souvent cruellement défaut.
Par ailleurs, le ratio de mortalité maternelle est très élevé, avec 392 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes (l’un des plus élevés au monde). Dans le même temps, le taux de prévalence contraceptive est parmi les plus faibles d’Afrique ; celui-ci est passé de 10 % en 2005 à seulement 12 % en 2010 . Il existe en outre de fortes disparités dans le taux de prévalence contraceptive entre les milieux urbains et ruraux (20 % vs. 7 %) et les milieux sociaux (25 % pour les femmes instruites vs. 8 % pour les femmes sans éducation). La prévalence contraceptive est donc très liée au niveau d’instruction de la femme.

Objectifs/activités

L’objectif du projet est d’appuyer les femmes dans leur processus d’autonomisation grâce à de meilleures connaissances concernant la santé sexuelle et reproductive (SSR), leurs droits prévue par la législation sénégalaise, en favorisant la création d’activités génératrices de revenus, et en les alphabétisant.

Activités menées :

  • Mise en place de classes d’alphabétisation dans 10 villages des collectivités locales de Mboro, Darou Khoudoss et Taïba Ndiaye. Chaque classe se composera de 40 femmes bénéficiaires, à raison de 2 cours par semaine. Évaluation intermédiaire et finale pour vérifier le niveau des femmes. Le Responsable Départemental de l’Alphabétisation (RDA) permettra d’institutionnaliser les classes grâce à des visites trimestrielles.
  • Création d’un fonds rotatif de micro finance au sein de chaque classe d’alphabétisation.
  • Formations en techniques entrepreneuriales et en transformation de fruits, légumes et céréales.
  • Promotion d’activités génératrices de revenus (AGR) et accompagnement des femmes ayant fait le choix d’initier un petit commerce. Objectif : 250 femmes initient un petit commerce. Le coordinateur à Mboro les accompagnera et les outillera pour que les comités de gestion soient pérennes.
  • Réalisation d’une enquête de référence en santé sexuelle reproductive (SSR), en particulier en matière de planification familiale (PF).

Les bénéficiaires

  • Bénéficiaires directs : 400 femmes bénéficient des classes d’alphabétisation et d’une formation en techniques entrepreneuriales et en transformation des produits locaux (fruits, légumes, céréales principalement). Par ailleurs, 8 400 femmes et 3 000 hommes, soit 11 400 bénéficiaires au total, sont sensibilisés à la Santé Sexuelle et Reproductive.
  • Bénéficiaires indirects : 132 280 personnes sensibilisées